Kids: Quand c’est non, c’est non !


Qui n’a jamais cédé au regard implorant de son enfant alors que l’on s’était juré de tenir bon ? On avait dit non, on est était sûre de nous et inflexible. Puis les larmes de crocodiles ont commencé et cela a été plus fort que nous : on a craqué.

Un petit bonbon avant le diner, une autre histoire avant de se coucher… Nos enfants ont des milliers de sujets sur lesquels marchander et ne sont jamais fatigués d’entamer le débat. Contrairement à nous, qui préférons parfois opter pour la facilité !

 dire non enfant

L’importance de savoir dire non

Céder à son enfant de temps en temps n’est pas bien grave. Soyez-en sûre, personne ne peut se vanter de ne l’avoir jamais fait. Surtout quand nos pitchounes grandissent et reviennent à la charge avec l’argument qui fait mouche : « il n’y a que les c*** qui ne changent pas d’avis » (ce à quoi nous leur répondons de ne pas dire de gros mots).

Pourtant, en matière d’éducation, il est primordial de se tenir à ce que l’on dit. Cela cadre et structure les comportements des enfants, qui en ont besoin pour grandir et surtout pour se sentir en sécurité.

Lorsqu’un enfant s’éveille, il a envie de tout explorer. C’est pour cette raison qu’il va sans cesse essayer de savoir quelles sont ses limites. Si ce comportement est tout à fait normal, la réaction que l’on attend de vous, en revanche, est de l’aider à les trouver (les limites !).

Ainsi, lorsque vous avez dit non (pour un jeu, une sortie, un vilain mot) il faut agir en conséquences. Et de même si vous avez dit oui ! Si vous avez promis de faire un jeu de société après le repas, vous le ferez, même si vous n’en avez plus envie.

L’objectif est de créer une relation stable où les limites sont posées et où votre parole est prise au sérieux !

Comment dire non à son enfant ?

apprendre à dire non

Dire non à son enfant, c’est lui refuser quelque chose. Quelque chose auquel il ne peut pas remédier, puisque c’est vous qui avez (normalement !) le dernier mot. C’est une situation très frustrante lorsque l’on est petit (un peu comme lorsque l’on présente le projet du siècle à notre boss et qu’il le refuse en bloc sans explication).

Afin de rendre cette négation bénéfique et constructive, vous devez lui expliquer pourquoi vous dîtes non. Si vous ne voulez pas lire une deuxième histoire, expliquez à votre bout’chou que c’est parce qu’il y a école demain et qu’il doit dormir pour être en pleine forme et bien travailler. Si on lui dit non parce qu’il veut quitter la table alors que l’on n’a pas fini de manger, mentionnez le fait que vous partagez tous un moment de famille et que c’est important qu’il y prenne part. Expliquer et détailler ses décisions n’est pas un acte de faiblesse ou un manque d’autorité, loin de là. C’est permettre à son enfant de mieux assimiler où sont les limites et de lui faire comprendre que l’on agit dans son intérêt.

Pour anticiper les négociations avec votre enfant, vous pouvez lui énoncer à l’avance son « programme » (samedi tu pourras jouer au foot avec tes amis, puis, on ira chez Mamie). Cela n’empêchera pas votre enfant d’essayer d’esquiver les contraintes, mais cela l’aidera tout de même à s’y faire le moment venu, car il en était prévenu et que vous agissez de manière cohérente.

Enfin, si vous ne savez que répondre lorsque votre enfant vous demande si c’est oui ou non, vous pouvez prendre quelques instants avant de donner votre réponse pour y réfléchir. Cela évitera de répondre dans la précipitation et de vous contredire plus tard !